05/04/2005

Vieille Canaille

 
 
Je t'ai vu, vieille K-naille...
 
Tu l'as matée, alors que tu faisais du pied a l'autre. Il y avait dans ton oeil des questions insolubles de textures et de grains de peau, dans tes mains des envies de découvertes fiévreuses, dans ta bouche le gout d'une langue pénétrante et fraiche, dans ton coeur une déchirure souvent pratiquée, dans ton sexe le désir du sien, encore, profond, encore, plus fort.
 
Je t'ai vu, vielle K-naille...
 
Tu ne changeras jamais, tu en changeras toujours. Ordure de mec, sale type, esclave de l'appétit imbécile de tes sens, misérable chien a l'affut du moindre joli cul qui passe, tu sais très bien quel gout amer nait dans la bouche, lorsque ta queue trempée finit par s'endormir, rassasiée, apres la bagatelle. Je te ferai regretter, expier, mais tu souriras encore, vieille K-naille, juste pour le plaisir des reins et de quelques nouveaux galbes à afficher au tableau de chasse. Trop fier, trop jouisseur, trop gourmand, tu ne connais pas le respect des limites, tu ne connais pas le respect tout court, tu ne connais rien d'autre que l'empire de ton plaisir, sous toutes ses formes, femmes et drogues, poisons et poisons.
 
Je t'ai vu, vieille K-naille...
 
Et ca te fait marrer, comme un voyou intouchable flirte avec l'arrogance, ca te fait marrer, crétin, d'avoir la vie si facile là ou tu redoutais le pire, ca te fait marrer, pauvre merde, d'être le chasseur de joies futiles dans lequelles tu crois me perdre et m'oublier, dans lesquelles tu me laisse voyeur impuissant, espérant détruire mes espoirs d'amour et de grace, ca te fait marrer, vieille K-naille, de penser que ton univers de pulsions et de gloutonnerie aspire avec tant de force la moindre parcelle de pureté aux alentours...
 
Tu te trompes, vieille K-naille...
 
C'est moi qui te baiserai la gueule, c'est moi qui te mettrai au pas, chien fidèle. Avant que tu crèves, tu expieras, avant que tu ne t'enlises dans l'horreur, je ferai naitre en toi le Beau, le Profond et l'Important. Quand tu viendras pleurer sur les cendres de tes propres buchers, je serai la pour t'offrir le salut, et tu me donneras ton ventre et tes couilles pour que je les extirpes, pour que cessent leur emprise et qu'enfin naisse la paix. Alors tu verras l'amour, alors tu gouteras ses fruits, doux et amers, alors tu regretteras de t'être si souvent égaré, alors tu accepteras, envers et contre tout, d'être moi, d'être seulement moi, de disparaitre en moi, pour toujours.
 
 

03:27 Écrit par Jorael | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

et toi ? tu feras quoi quand tu sera vieux vieille fripouille ?

Écrit par : emi | 05/04/2005

... Génial... !

Écrit par : Val | 05/04/2005

Ya du pain sur la planche...ce me semble Un petit problème identitaire persistant?...mais je reviens régulièrement ici, curieusement...J'adorrre les problèmes.

Écrit par : T2 | 05/04/2005

salut lolo Je découvre des tas de mots et entre ceux là, entrelassés des gens qui gesticulent et pas mal. J'en suis meme à me demander si je vais faire l'effort de tapoter sur les touches de mon clavier pour décrire quelques uns de mes sentiments furtifs? Bref, de toutes les façons si cela devait m'arriver ce serait de la faute d'un certain Laurent ( belge de son état et surtout par nature), son esprit tintin m'aurait il déjà convaincu d'explorer une terre inconnue ??? Nous verrons bien, et qui sait me lirez vous peut-être...
Lucchio ( un nouveau "viendu" !)

Écrit par : fiesta | 06/05/2005

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