18/04/2005

Banana's Words Mix

 
 
 
Petit exercice de déchiffrage de gribouille, juste pour rire. Comme ca m'arrive souvent, j'ai griffonné des trucs sur des bouts de papiers improvisés. Mais pour une fois je les ai retrouvé dans ma poche aujourd'hui. Une fois n'est pas coutume, j'essaye donc de les retranscrire.
 
J'ai écrit ces mots hier, accoudé au bar du Banana, un des bars boites Gay les plus branchés de Paname avec ses Drags Queen et ses gogos dancers a poil exhibants des corps d'une perfection angoissante.
 
Nous étions venus nous réfugier ici apres une incursion pathétique à la masse- soirée "Pur Mix" UCPA ; Bercy transformée en une immense piste de danse ou se cotoyent des millers de jeunes, compressés comme des sardines hystériques pour venir écouter (et danser "l'écrase moi les pieds et la cage thoracique", tres en vogue à Paris) Monsieur David Guetta et Monsieur Benny Bennassi, de la bonne electro pop(ulaire).
 
Je reviendrai sur cette grosse erreur un autre jour. J'essaye pour l'heure de déchiffrer ces mots écrits à 3h30 du mat apres quelques tournées de wyzecoke et un joint.
 
 
Perdu dans les méandres des excès de la sensualité, mes reperes se dissolvent puis soudain se rafermissent brutalement pour se figer dans une certitude nette et solide ; je suis hérérosexuel à forte tendance romantique. Avant toute chose c'est l'amour des femmes au pire, d'une femme au mieux, qui me fait exister à l'intérieur des frontières du bonheur. 
 
L'hystérie de Paris me permet enfin de sincèrement désirer le calme. La pléthore de filles que je suis, poursuis ou maudis me permet enfin de gouter aux plaisirs du célibat. Bousculé d'un penchant extrême à un univers en plein opposé, un nouvel estpace temps m'est brutalement offert. Un espace temps inconnu dans lequel je me retrouve seul face à mes paradoxes, à mes démons. L'angoisse totale. L'alcool me refait de l'oeil, j'ai des envies brutales de shit, de coke, de programmes télé débiles, des envies de me soustraire a cet affrontement.
 
Je suis mort à Paris, je dois renaitre à Paris. Mel doit etre la derniere de mes vraies erreurs, thérapie par l'excès, par le dégout. Se rendre compte enfin qu'au sommet l'oxygène manque et qu'il ne reste pas d'espace pour batir ou même respirer.
 
Boite Gay, en plein paris. Apprendre qui je suis vraiment, me soustraire a toutes mes distractions faciles, à tous mes oublis, faire face, impérativement, grandir, sortir de cet entre-deux avec des certitudes sur ce que je veux, sur ce que je désire vraiment.Tout a toujours été trop facile.
 
(un peu plus tard 4h du mat)
 
Je veux mourir dans une after party, m'éteindre doucement, avec des couleurs folles, épilleptiques, imprimées sur les rétines, les relents capiteux de clope, d'alcools, de sueurs et de parfums mixés à pleines narines et les oreilles saturées de beats infernaux couchés sur un lit remuant de rires et de cris. Fermer les yeux et me laisser dissoudre en autant de fonds de verres et de cendres de cigarettes, être ramassé, vidé et balayé dans l'indifférence, dans l'inexistance, une dernière fois. Avoir été totalement sensation, fusion, absorbtion, digestion, disparition.
 
(un peu plus tard, 5h du mat)
 
Pauline dégage un truc qui me rend joyeux, passif, admiratif et furieux. C'est une sorte de peste survoltée qui carbure a plein régime dans un univers qui n'appartient qu'a elle, sans le moindre doute. J'adore, je déteste, je ne sais plus.
 
(fin des bouts de papier)
 

01:05 Écrit par Jorael | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

... j'aurais preske pu ecrire ces mots...tellement je les ai pensé aussi.

Écrit par : emi | 18/04/2005

Je n'ai jamais été amateur de l'enfermement ludique !
J'ai toujours préféré l'enfermement seul. Face à moi ...

Écrit par : Nola | 18/04/2005

ah la la Tout ce qu'on ne peut pas penser tout au long d'une soirée...
Ta vie est devant toi, arrête de te retourner vers ton passé, le soleil brille qq part, il suffit de patienter et de faire gaffe à l'attraper!!! ;)

Écrit par : nauscaa | 18/04/2005

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