28/07/2005

Allons enfants...

 

 

Jeudi 14 juillet

Paris

 

 

Réveil avec Farah qui a très mal dormi. On traine au lit, bonheur… Journée a l’intérieur, entre playstation, portables et papottes. Georges, Farah et moi prenons un de ces petits déjeuners tardifs qu’on aime a déguster a l’heure ou d’autre goûtent. Farah reste. Je n’ai pas envie de la mettre dehors. J’apprécie sa présence complice, douce, sensuelle, amicale.

 

Nous sommes rejoints par Lolli, un ami alsacien, puis par la délicieuse Océanne, une amie perso de Farah. Nous éclusons bieres sur bieres, a la recherche d’un peu de fraicheur au fond de nos bouteilles… Les canettes s’alignent un peu partout… On se croirait presque dans une nouvelle de Bukowsky… J’enchaine les Leffes blondes glacées et les Desperados-citron vert givrées (élue « biere de l’été » par la Georges & Georges Gallery).

 

Ecrasés par la chaleur et définitivement cloués dans nos fauteuils et canapés, nous jouons a tour de role à faire les plus beaux crashs sur Brunout 2 (playstation). Le summum de la décadence, plus on aligne de millions de dollars de dégats, plus on est heureux.

 

Océanne, du bout de ses yeux bleus et de don immense sourire pose ses conditions pour la suite de la soirée. Peu importe le feu d’artifice ou le diner, elle insiste pour que nous trouvions un bal des pompiers, c’est sa seule exigence. Lolli surfe sur le Net et localise grace a Mappy le bal le plus proche. Georges, lui, attend sa sœur et prévient déjà doucement qu’il n’est pas sur de participer a la suite. Moi, je me demande ce que la gent féminine trouve de si fascinant chez les Pompiers. Bon d'accord, ils ont l'uniforme, ils sauvent des vies, ils sont en général balèzes et bienfoutus. Mais est-ce vraiment une raison ? La femme est elle devenue un homme comme un autre ?

 

Le soleil se fait rasant, de plus en plus rare… La température commence a desserrer son étreinte. Doucement nous retrouvons la faculté de nous mouvoir. Nous partons alors en petite troupe pour escalader la butte du sacré cœur dans l'espoir d'y voir le feu d’artifice. Les 3 longues volées de marches nous mettent en sueur… Arrivés au sommet nous constatons qu’il y a un monde de dingue. Les pelouses se sont transformées en véritables gradins. Entre Chien et Loup la ville tremble de chaleur sous nous yeux. Paris cuit doucement, par le sol, par les milliards de calories abosrbées par le béton et le bitume. Des milliers de personnes sont la, partout, ammassées, dans la meme attente. Nous trouvons des places, le cul dans l’herbe et la gadou.

 

Lorsque les premieres fusées éclatent il est clair que nous sommes mal positionnés. Nous entendons les détonnations mais ne voyons pas la moindre étincelle.Commence alors une énorme transumance vers le sommet de la butte, les rues… Des flots d’êtres humains, tous plus couillons les un que les autres, vont et viennent a la recherche du point de vue qui leur permettra de voir exploser les feu d’artifices. On dirait un énorme troupeau de mouton traversant en masse un village d’alpage bobo.  

 

Apres un long tour de la butte, nous abandonnons tout espoir et nous rabattons sur la Pizzeria Carmen, tandis que Georges fonce acceuillir sa sœur qui débarque du train. Nous dinons a 4. Océanne ne lache pas son bal des pompiers. Personellement je fatigue menu. De l’autre coté de la rue des aubrutis a moitié saouls balancent encore de gros pétards. J’ai horreur de ca. Océanne me demande d’aller leur casser la gueule. Je voudrais bien voir la sienne si j’acceptais dans un moment de folie. Mais ma lacheté naturelle ne me permet pas d’affronter seul trois formats XXL avinés, armés de pétards, surtout pour les beaux yeux d’une jeunette.  

 

Georges nous rejoint avec sa sœur, la seconde que je croise. C’est étrange comme elles lui ressemblent peu. Elles sont toutes les deux un peu grasses, molles et bovines alors que Georges a tout du grand echelas mince et sec (et mignon, ce qui ne gache rien). Leurs pizzas sont déjà froides quand ils arrivent enfin. Nous partons enfin vers le bal des pompiers, sans Georges et sa soeurette.

 

Rue blanche, 9eme arrondissement. Tout est exactement comme je l’imaginais, comme je le craignais, comme je le fantasmais. Les pompiers en tenue, les cannettes de mauvaise biere, les lampions et le groupe – orchestre qui reprend la lie de la chanson popu franchouille. Nous débarquons en plein sur « marre de cette nana là » une des premieres niaiseries de Bruel, tellement conne qu’elle ne fera meme jamais une bonne chanson vintage… Tout le répertoire y est passé. Y compris « Allumer le feu » avec un jeu de scène digne de l’original, et, bien sur, un « I will survive » avec sur scene, bras dessus bras dessous, exhibant leurs torses et leurs gambettes, des représentants de la plupart des corps d’armée… Un peu partout dans la foule on croise des berets a pompons, des kepis blancs de légionnaires. C’est la fete au village, putain.

 

Océanne se fait emballer par un beau brun. A défaut de pouvoir lui mettre mon poing dans la gueule, je prends en photo leur premier baiser en leur souhaitant beaucoup de malheur.

 

Pour moi, la soirée tient plus du tourisme que du sport. D’ailleurs il ne fait pas bon chasser sur les plates bandes des Militaires en guinguette.

 

Apres avoir éclusé quelques bieres, nous finissons par rentrer en Taxi. Farah dort pour la 3eme nuit consécutive a mes cotés. Nous tournons le lit, avant de nous y effrondrer pour nous laisser aller a l’ordinaire de nos plaisirs complices.

 

Enfin un feu d’artifice… Mmh, la belle rose !

 

 

 

 



17:16 Écrit par Jorael | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

bjr on ne s'ennuie pas par ici...

Écrit par : Christ | 29/07/2005

j'aurais eu l'ignomme bon goût d'aller au ciné le soir du 14 juillet.


:)

Écrit par : delphine | 30/07/2005

Les commentaires sont fermés.