07/10/2005

Fly me to the Luna

Le restaurant s’apelle « La Mediterannee » (tel quel dans sa version originale). En plein millieu de college street, une large facade a dais bleu nuit surplombant une petite terrasse en bois, bougies sur les tables, suivie, derrierre la vitrine d’une longue salle rectangulaire plus qu’agreable. Nous prenons place a l’exterieur. Enfin pose. Il y a quelques minutes j’ai debarque mes affaires dans le joli petit appartement de Luna, arrange et eclaire avec soin, atmosphere cool soignee, un rien zen, un zeste bab, parafait pour moi. Puis, en depit de mon envie de sushis je decide de respecter la tradition etablie par la maitresse de maison ; tous ses amis du vieux continent dinent avec elle le premier soir a la Mediteranne. Nous y voilà donc. Pas le moindre regret, la carte propose des plats varies du pourtour de la Mare Nostrum, principalement moyen orientaux. Une serveuse s’approche pour prendre nos commandes et me tetanise litteralement des que je leve les yeux pour tomber sur elle. Jeune, oui, mais quels yeux, bleu gris irises, petillants, joyeux, des fontaines de vie, quel sourire sublimissime, quel air delicieusement mutin, quelle peau, mate, soyeuse… Qu’importe, la vraie joie de vivre est en face de moi… Je retrouve Luna infiniement plus detendue, plus belle, plus joyeuse que je ne l’ai jamais connue. C’est bien simple, elle irradie. Quand a moi j’ai le cœur leger, si leger. Le vin, la nourriture et l’amitie delient nos langues. Elle me parle du Burning man, que je vivrai coute que coute l’annee prochaine, elle me parle de Paul, son homme, un sacre magicien si j’en crois les resulats de la transfiguration. Non seulement je suis heureux pour moi depuis quelques jours, mais la, je suis fou de joie pour elle. L’heure tourne sans que nous y pretions attention. A la fin du repas, je fais mine d’allumer discretement une cigarette sous le regard courrouce de Luna. Ce n’est pas tant par respect de la loi qu’elle se fache, mais bien par ce qu’elle sait que cela m’est strictement interdit. Il n’empeche, un serveur accourt bientôt et me somme poliement mais fermement de ne pas fumer la « sir ». Nous sommes en terrasse a la premiere table de la rue, mais qu’importe, fumer est criminel dans un etablissement public. Je suis donc contraint de tirer encore une ou deux taffes dans la rue sous le regard amuse de Luna. Apres avoir paye l’addition, je m’en vais faire un tour aux lavabos. Je n’avais pas enore franchi les portres vitrees… Aussitôt, je suis acceuilli par un air plus que familier mais totalement decale, ici a Berkeley. Dans le restau on joue a tue tete « Mirzah » de Nino Ferrer. Je demande a un serveur de me dire qui choisit les chansons ici, il me designe un long type brun avec de longs cheveux, des petites lunettes a la Lennon sur son long visage. Le serveur juge utile de me preciser qu’il s’agit du patron. Je me dirige vers le bar et entamme une breve conversation (en broken english) avec le type« Hi,how are you ? Hey, I’m so surprised to hear those old famous frenchs songs here. Why do you play it ? »« Caus I am french » me repond le gars avec un grand sourire« Ben moi aussi » lui rends-je en VO non soutitreeEt c’est parti, nous voilà a resumer nos histoires en quelques minutes. Le gusse, sympa tout plein, s’apelle Henri. Il est arrive a San Francisco il y a 20 ans avec 100 dollars dans sa poche. Il est aujourd’hui a la tete de ce restau qui a l’air de turbiner a plein regime et s’adonne une bonne partie du temps a sa passion ; la musique, non sans succes puisque son groupe a eu un Grammy award en 2002. Au passage il me presente Electra (la seveuse incendiaire) comme etant sa petite amie (et merde). Elle en profite pour me gratifier d’un « Nice to meet you » a m’en faire flageller les jambons. Il parle francais avec un accent amerloque a couper au couteau, (jean claude style) et nous sympatisons au point de nous promettre de nous revoir vendredi soir pour prendre un pot avec Luna et parler de Frisco, de la France, de la vie, et caetera.Ravi, je reviens a la table et raconte l’episode a Luna qui leve aussitôt les yeux au ciel et me dit « Mais comment tu fais ca ? En 5 minutes t’as rencard avec le patron alors que je suis venue bouffer ici au moint vingt fois sans avoir un pousse cafe… » « Suffit de faire le premier pas » lui dis-je avant de la convaicre de repartire en promenade en cabrio downtonwn cette fois-ci.Cette fois ci, on retraverse Berkeley puis Oakland dans l’autre sens, jusqu’au pont, peage oblige de 3 dols. Mais pour quel plaisir ! Je roule a l’air libre, sous les lumieres qui ornent ses structures… C’est immense, formidable. A mi chemin, Luna me fait prendre la sortie de Treasure Island et nous nous retrouvons devant un nouveau panorama hallucinant, en plein millieu de la baie, au pied du pont qui fonce droit vers la peninsule dressee fierement comme un Manathan. C’est spectaculaire. Autour de nous des couples d’amoureux partagent le meme silence stupefait que nous. Rassasies, nous repartons pour decsendre a travers les blocs puis sur tout le pourtour de la peninsule, en passant les anciens docks ; les fameux Piers. Luna trouve encore la force de me faire passer par la rue la plus pentue de San Francisco, avec ses petits lacets entrecoupes de parterres de fleurs. La nuit est fraiche mais nous sommes parfaitement tranquilles, heureux et ivre de plaisir. Nous finissons par rentrer deplier le canape lit du salon. Apres un dernier verre de vin et une discussion agreable je m’endors comme une buche, parfaitement bien, serein et detendu. Merci Luna. To be continued.

10:15 Écrit par Jorael | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

hihi trop marrant pr le resto! On a aussi mangé là mais t'es vraiment trop excellent, tu t'es fait un pote en qq min! Ah ah ah continue comme ça! ;)

Écrit par : nauscaa | 07/10/2005

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