08/10/2005

 

En direct d'un CyberCafe d'Hollywood Boulevard, entre les Etoiles de Bob Marley et de J. Lee Hooker, je poursuis mon recit.
 
Cela doit faire des siecles qu'une femme ne m'a plus reveille avec une voix de miel et un cafe fumant a la main. quelque part entre 9h et 9h1/2, sans doute, mes paupieres finissent par s'ouvrir non sans un certain effort. Luna me sourit et vaque a ses preparatifs. Elle m'explique comment chopper le "Bart" (comprendre le metro local), me donne une carte de Berkeley, m'indique sur la carte l'emplacement de sa maison, de la station, de l'agence Hertz pour le retour de mon jouet, me file les cles de la porte de derrierre, me donne rendez vous pour dejeuner et disparait a l'exterieur dans un grand rayon de lumiere en me laissant entendre que j'ai vraiment du bol d'avoir droit a un temps pareil a San Francisco.
Je me rendors aussitot.
Vers 10h30, je commence a sentir l'imperieuse necessite de poursuivre activement mes vacances. Douche, fringues, cles de la caisse, me voila dehors sous un soleil eclatantm genereux, delicieusement brulant. Dernier voyage dans le cabrio. Pour changer j'alimente le lecteur CD avec une petite compil classique. Les etudiants de Berkeley regardent passer incredules dans une longue decapotable aluminium un type en chemise hawaienne et lunettes noires, hirsute et velu du menton qui bat furieusement la mesure sur l'air des noces de figaro pousse a plein volume. J'ai l'impression que les Californiens souffrent en moyenne d'une certaine bichromie musicale noire (rap-hiphop) blanche (pop rock fm). Toujours la meme absence de nuance. Il n'empeche, je m'eclate a bronzer cool en visitant Berkeley.
Par contre l'agence Hertz semble dejouer tous mes plans. J'ai beau passer et repasser devant le point indique sur la carte de Luna, pas le moindre petit logo jaune a l'horizon.
En desespoir de cause je passe chercher Luna avec le cab. Un coup de fil plus loin et nous realisons que Luna a indique la position de l'ancienne agence, le site etant mal rafraichi. La nouvelle adresse nous entraine bien plus bas dans la ville. Nous decidons d'y aller a deux voitures. Apres avoir Luna sur quelques blocs, nous trouvons enfin le point de chute du loueur. Gare en plein milieu du parking, j'ai du mal a lacher le volant. 690 miles ensemble, ca cree des liens... J'arrive avec peine a m'extraire de la Chrysler en lui disant quelques derniers mots tendres que je ne repeterai pas ici de peur de passer pour un dingue. Belle ballade tout de meme.
Nous remontons ensuite Luna et moi vers le quartier de l'universite pour y dejeuner. Nous trouvons a garer a proximite d'un sushi bar que nous avions repere. Nous discutons ensemble dans la rue, puis poussons la porte de l'etablissement pour nous asseoir a table. Nous realisons a la lecture des menus que nous sommes en fait dans un resto Chinois et absolument pas Japonais. Mort de rire nous commandons des plats un peu au hasard en sirotant le the brulant qu'on vient de nous servir. Luna me parle un peu de son boulot, un peu de Paule et surtout des choses a voir a San Francisco. Sur la carte du centre ville elle m'indique les points de chute les plus futes. Repus et content, nous sortons du resto. Pour acceder au Sushi Bar, il aurait suffit que nous poussions la porte suivante. Confuse, Luna me promet que nous nous rattraperons ce soir. Je la laisse se ramener au labo (la demoiselle est vaguement scientifique dans le civil) puis selon ses instructions je m'en vais me garer sur le parking de la Station de metro et emprute la premiere rame de Bart pour San Francisco.
Le Bart lui meme est hallucinant. D'une proprete maniaque, silencieux, automatise a l'extreme et d'un confort presque decadent (imaginez un instant les rames du metro parisien revetus d'une moelleuse et impeccable moquette bleue). La courtoisie des ricains continue aussi a me surprendre. Il suffit d'un sourire pour engager une conversation avec n'importe qui, n'importe ou. Le reste suit ou meurt naturellement... Mais quel bonheur par rapport aux millions de tire la tronches que je croise chaque matins a Paname.
Je descends a Powell, sur Market et la 5eme. Lentement les secalatrors m'extraient du monde souterrain...
 
To be continued

09:00 Écrit par Jorael | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Ah oui le bart (rer de là bas) quel bonheur!!!! Sinon, une chose positive mais qu'on constate encore plus à new-york c qu'au moins aux states les gens ne te foncent pas dessus, ici, on fait attention et si on te bouscule on te lance un sorry!
Aaaah ça c le pied contrairement à ici, à bxl, où on se demande où les gens ont été élevé!!! :( hihi

Écrit par : nauscaa | 08/10/2005

coucou un blog que je vais lire...
j'ai donc trouvé qui venait chez moi des States (merci à mon compteur de statistiques...)
Promis, je vais revenir...

Écrit par : superlolo | 08/10/2005

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