17/02/2006

Se souvenir... Partie 1

J'ai besoin d'apprendre à me souvenir. Il m'arrive souvent de trouver dans mon passé de quoi répondre à mes angoisses présentes.

Je me souviens que j'avais 24 ans. C'est sur cette période que tout s'est joué. Une charnière de quelques mois, en équilibre entre 97 et 98, entre deux vies.

Je me souviens que j'avais les cheveux longs, des idéaux et très peu d'expérience. Je me souviens qu'a la croisée des chemins empruntés par mon amour et mon inconscience, je me suis retrouvé un petit matin de mars, poussant la porte d'un studio soigneusement dévasté par un ami "de confiance" auquel je l'avais prêté le temps d'un long voyage. Je me rapelle de l'odeur fétide, de la crasse débordante, de cette horreur qui a brutalement saturé tous mes sens alors que je passais le seuil.

Je me souviens m'être assis et avant meme m'être préoccupé de ma valise, j'ai dépouillé le lourd courrier qui avait stagné deux mois durant dans ma boite aux lettres. Je me souviens de la longue accumulation de mises en demeures, d'exploits d'huissiers, de la colonne interminable de chiffres que me réclamaient l'Onss, Belgacom, Electrabel, la copropriété...

Je me souviens avoir pleuré comme un gosse, le coeur déchiré d'avoir laissé la femme de ma vie la bas, en Floride, l'échine brisée sous le poids des dettes, le moral ruiné par le chantier que cet espèce de fumier m'avait laissé.

J'avais 24 ans, pas un diplôme en poche, juste une maigre candi en droit, quasiment unilingue avec baragouin amérloque très optionnel, une bagnole rafistolée aux disques de freins en bout de course et en panne d'assurance depuis deux mois. En face de moi, une montagne crédit à payer sans délai ; près de 10.000 euros.

J'avais 24 ans et je venais de rater ma vie entière. Après presque trois mois d'hésitation, j'avais eu la trouille d'oser m'installer là bas, à Miami, et au lieu d'un refuge rassurant, je découvrais avec horreur qu'il ne me restait plus rien d'autre ici qu'une vie minée.

La gorge nouée, j'ai appelé mon frère pour qu'il vienne avec un seau, des éponges, des brosses, une raclette, du détergent et de la javel. Ma mère est venue m'aider aussi. Nettoyer mes conneries en serrant les dents. Ils ne m'ont fait aucun repproche. J'avais l'air suffisement accablé je crois.

L'apres midi même, depuis une cabine (ma ligné était coupée, évidemment) j'ai téléphoné la boite de livraison de pizza pour laquelle j'avais bossé comme étudiant. Ils m'ont repris le soir même, en plein jet lag. Maigres rentrées comparées au gouffre qu'il me faudrait remplir. Maigres et dangereuses. Au moindre carton, rien n'aurait été couvert... Mais il était urgent d'agir. Et puis, en général, on finit toujours son service en ramenant chez soi une ou deux pizza invendues et froides.

A aucun moment je n'ai demandé d'argent à ma famille. Je pense meme que l'idée ne m'a jamais traversé l'esprit, empechée par ma honte ou mon orgeuil, question de point de vue. J'avais décidé comme un grand de plaquer mes études, de monter une boite. Je m'étais ensuite barré de ladite boite drappé dans une fiereté stupide et étais parti vivre la grande aventure à Miami. En bref, je m'étais raté tout seul, comme un grand, foutu dans la merde jusqu'au dessus de la tronche en dépit des recommandations de tous. Il était hors de question que je tende la main. 

Mon pere a tacitement consenti a me laisser tomber le loyer, le temps nécessaire. Ma mère m'a plus souvent vu honorer sa table et ses bons petits plats. Curieusement personne ne me faisait le moindre commentaire. C'était le retour parabolique du fils prodigue. J'ai vraiment une famille merveilleuse.

Le lendemain, on m'a parlé d'une boite de transport qui recrutait des délégués commerciaux. Six mois plus tôt j'avais presque envoyé paître mes deux amis-associés qui me poussaient a jouer le "vendeur " pour notre toute jeune entreprise. Je voulais être créatif. L'idée même de porter un costume et une cravate m'horripilait. Mais je n'avais plus guère le choix. N'importe quel job de salarié m'intéressait, pourvu que ca démarre tout de suite...

J'ai appelé le jour même. Une grosse voix, pétrie d'autorité et matinée d'un bel accent rugeux du nord m'a acceuilli (le directeur commercial). J'ai sollicité un entretien tandis que sur la plage arrierre quatre pizzas fumantes attendaient d'être livrées sur Woluwé St Pierre. J'ai bien été obligé, apres quelques minutes, de reconnaitre que je pratiquais fort mal la langue de Vondel... "Je ne vous cache pas que je recherche en priorité des billingues" m'a-t-il répondu. Mais qu'importe, j'avais l'entretien pour le lendemain.

Nous étions le 30 mars. C'était l'anniversaire de Sophia, mon ex, avec laquelle j'avais rompu en aout dernier, apres 7 ans et 7 mois passés ensemble dont 6 ans de vie commune. Le 31 aout 1997, pour etre précis, date à jamais gravée dans le béton d'un pillier du pont de l'Alma par la Mercedes de feu Lady Di et son pote Dodi. Des années plus tard, Jeunet utilisait la meme date pour faire basculer la petite vie d'Amélie Poulain. J'avais souri large.

On efface pas une histoire de 7 ans d'un revers de la main, même si une vraie passion brulante vient provoquer la rupture. Nous avions grandi ensemble, Soph et moi, depuis nos 16 ans. Passé les affres douleureuses de la rupture, nous étions restés en contact, quelques coups de fils par semaine. Quelque part nous nous manquions, plus par habitude et par tendresse que par amour. Après autant de temps passé ensemble, nous nous retrouvions un peu comme des siamois arrachés l'un a l'autre, en quête perpétuelle de ce lien déchiré. Je me sentais bien évidemment coupable d'avoir tout laché aussi brutalement.

Ce jour la, j'ai voulu l'appeler pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Elle avait juste 25 ans. Les miens allaient suivre 14 jours plus tard. Elle a pris le téléphone, a laissé mon "Joyeux anniversaire" se noyer dans un silence glacé et m'a dit tres lentement avec des mots secs et aigus qu'elle ne voulait plus jamais me voir, m'entendre ni meme entendre parler de moi. En la suppliant de m'expliquer ce qui s'était produit, j'ai réussi a apprendre que mon meilleur ami était descendu la voir a Amiens, pendant mon absence outre atlantique, et lui avait raconté, pour la déculpabiliser sans doute, tous les flirts que j'avais pu avoir dans son dos, pendant ces 7 longues années. Rien n'était vraiment faux. Mais je n'avais jamais commis l'irréparable, m'étant contenté de quelques embrassades échevelées avec des "amours" secrets que je voulais impossibles mais dont l'existence même me rassurait. Lorsqu'elle a fini par raccrocher, je venais de perdre mon meilleur ami et celle qui avait partagé presque un tiers de ma vie.

L'ironie du sort à voulu que, lors de ma livraison suivante, les yeux encore embués, je sois rejoint dans le hall d'entrée de mon client, par Cindy, la jolie blonde qui avait été des années durant un flirt parallèle, le principal, presque le seul même, un flirt beau et un peu triste. J'avais épuisé son amour et ses espoirs. Petit à petit sa patience s'était usée sur l'inamovibilité de mon couple d'alors.

Elle ma reconnu. J'avais honte, mes cartons de pizza a la main, dans ma veste verte de livreur. Nous nous sommes bredouillés quelques mots. Il n'y avait plus rien entre nous. J'ai livré. Je me suis barré. J'ai continué a pleurer tout seul dans ma voiture. Même pas d'autoradio pour couvrir mes sanglots.

30 mars 1998. Je me souviens. Je pensais vraiment que ma vie était morte-née.

 

Suite au prochain épisode.

 

 

11:41 Écrit par Jorael | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

Commentaires

On n'avance jamais dans la vie en restant l'otage de son passé. C'est dans le futur qu'est notre avenir. Même si je n'y crois pas moi-même, je me sens toujours bien en le disant aux autres. Votre vie ressemble un peu à la mienne, je pourrais vous prédire votre avenir, car je l'ai déjà vécu.

Écrit par : Personne | 17/02/2006

Bis repetita ne placent pas toujours On pourrait croire que l'épisode en question t'aurait servi de leçon. Mais non... 6 ans plus tard ce fut belote, rebelote et coussin der der.

Écrit par : Bishop | 17/02/2006

Toujours là, l'Eveque ?
Et tu sais quoi ? Ca se reproduira peut etre aussi souvent que nécessaire...

Vas voir Matt et Coucky, Bishop, va embrasser la petite Louise, va prendre le pouls de ce bonheur la, ce VRAI bonheur qui n'aurait pas pu vivre si je n'avais pas fait les choix que j'ai fait. Va prendre le café chez eux en souriant de plaisir, comme je le fais parfois, quand je suis de passage. Tu verras quels fruits merveilleux on peut tirer du fait de ne pas apprendre ce que tu appelles "une leçon"

Quand ca ne marche plus, Bishop, faut arreter, passer a autre chose. Je pense que Pat et moi aurions été malheureux, je pense que Coukcy aurait fini par m'arracher un gosse apres des années de guerre et que j'aurais dépéri ou pêté un cable, une fois de plus a ses coté.

Je ne regrette rien, si ce n'est d'avoir fumé trop de cloppes dans ma vie, je ne regrette rien d'autre, si ce n'est de t'avoir perdu TOI.

Je vois autour de moi des palanquées d'exs heureuses, maquées, enceintes ou déja maman. Elles te diront toutes qu'elles ont été heureuses de me croiser, malheureuses de me quitter et bien plus heureuses encore d'avoir pu se construire une vraie vie avec un vrai avenir ensuite...

J'ai souffert en premier de mes choix, mais je ne m'en suis jamais plaint. Je n'ai pas systématiquement opté pour la facilité, au contraire. J'ai affronté la peur, la peine, la colère, la haine, la jalousie, la solitude et l'incertitude quand d'autres zappent du bout de la pantoufle.

Tu passeras donc toute ta vie a me faire un procès sans partie civile ? sans plainte au pénal ? Tu me feras toujours le reproche d'avoir essayé de mon mieux d'être heureux ? Au Nom de Qui ? Au nom de Quoi ?

Tu vas nous faire une vendetta sur 10 générations ? Mes arrièrres petits enfants se feront conspuer par les tiens pour des motifs oubliés depuis longtemps ?

Néanmoins, comme toujours, brother, je suis heureux d'avoir de tes nouvelles, mêmes amères. Je sais que tu n'accepteras toujours pas le verre ou le diner que je t'offre depuis des années... J'espere seulement qu'un jour tu reviendra sur ce principe aussi rigide que creux.

Ce que j'aimais en toi vit toujours, ce que tu aimais en moi existe encore.

Take care Buddy

Lau.

Écrit par : Jorael | 17/02/2006

Mirador Pas possible... tu guettais un post de ma part, caché derrière des sacs de sable,pas vrai? Je ne suis pas amer, j'ironise. Je ne te fais pas de procès, je constate. Et puis, le propre de jimminy cricket n'est il pas d' aiguillonner pinocchio? Le propre du vautour n'est-il pas de tourner sans relâche autour de sa proie? Ces ex comblées le sont aujourd'hui par quelqun d'autre, et malgré (et pas grâce à) toi. Ce qui me ferait vraiment plaisir, c'est que tu fasses un jour le bonheur d'une femme sans avoir à tricher ou à dynamiter ce que tu as construit. Contraitrement à ce que tu penses, je ne t'en veux pas. Il se fait simplement qu' après quinze ans d'amitié j'ai fini par te connaitre un peu trop pour pouvoir encore t'apprécier. Derrière les masques sur mesure que tu te fabriques, de ton propre aveu, pour te faire accepter, j'ai fini par voir certaines choses que je ne peux pas ignorer.appelle ça de la rigidité si tu veux, moi je considère que c'est une question de droiture. Et pour mémoire, Pat a mis plusieurs années à se remettre de votre relation. Promis, maintenant j'arrête les coups de bec, mais bon, c'était plus fort que moi.

Écrit par : Bishop | 17/02/2006

Un dernier pour la route Bon je sais j'avais promis, mais je viens de relire ton post et j'ai encore un grain de sel à placer: je cite "J'ai souffert en premier de mes choix, mais je ne m'en suis jamais plaint. Je n'ai pas systématiquement opté pour la facilité, au contraire. J'ai affronté la peur, la peine, la colère, la haine, la jalousie, la solitude et l'incertitude quand d'autres zappent du bout de la pantoufle".
Il me semble me souvenir que tu as affronté tout ça non par choix mais parce que tu t'étais fait pincer avec le pantalon sur les chevilles. je me trompe?

Écrit par : Bishop | 17/02/2006

Toujours en grande forme Taël Tu sais que je t'adore toi ?

Ces ex sont heureuses et comblées par d'autres que moi, oui, bien sur, et j'en redemande ! Elles se sont trouvé des mecs biens et je suis fier d'elles ! Ce n'est donc pas "malgré" moi, mais bien "a cause"... et pourquoi pas "grace à" puisque je n'aurais pas pu les rendre aussi heureuses n'étant pas heureux moi même ? Et si je te disais que certaines m'ont remercié tant pour le temps passé ensemble, les choses apprises, que pour la rupture en elle meme ? Tu sais, les coups de marteau, ca fait du bien quand ca s'arrete :)

J'essaye d'être suffisement heureux aupres de quelqu'un pour n'avoir plus jamais l'impression de commettre un sacrifice pour provoquer son bonheur à elle. Et ca vient, fieu, doucement, on s'améliore, crois moi. Je commence a avoir moi même ENVIE de stabilité, alors qu'il y a peu, je considérais qu'il s'agissait d'une maladie féminine nécessaire a la fondation d'un couple. Je ne me considères plus comme "trop jeune" ou "trop pauvre d'expérience".

Je suis désolé d'avoir fait souffrir comme je suis désolé d'avoir souffert également. C'est le jeu de la vie. On ne s'en tire pas sans cicatrice, ou a tous le moins, on a peu de chance d'être vraiment vivant si l'on accepte pas la douleur comme étant un corrollaire du plaisir, du bonheur. Mais apres tout, j'ai pas fait Philo moi...

Je respecte ta "droiture" que j'apelle "obstination", "visison à sens unique", "procés d'intention"... Je ne suis pas un monstre, je suis juste humain avec mes contradictions, mes paradoxes, et toutes mes erreurs de zodiaque, et mes sautes de boussole (copyrigth Mauranne). Try walking in my shoes, man. Tu verras qu'a considèrer plusieurs points de vues, on se rend compte de la richesse de l'humain.

Quand a me faire "pincer avec le pantalon sur les chevilles" ... Et bien non, détrompe toi... Reprends les actes d'accusation, consulte les témoins, au lieu de relire ta version des faits...

D'abord, n'aimant pas les choses mal faites, je me retrouvre rarement le pantalon sur les chevilles ;)

Pour le premier "Episode" comme tu dis, apres etre tombé follement amoureux d'une certaine Catmey, je suis monté dans ma bagnole, j'ai roulé 400 bornes et j'ai tout dit a Pat. Et je te jure qu'il fallait du courage pour faire ca, vieux. Un des moments les plus humainement boulversants. Pour Elle, pour moi, pour son frangin, ect... Pour le coup, sachant que Cat se barrait "pour toujours" aux US, j'aurais PU nier l'affaire, vivre une belle idylle de vacances et attendre Pat la bouche en coeur en septembre. Ni vu, ni connu. Je ne l'ai pas fait.

En ce qui concerne le second épisode (ca ne devient une série qu'après trois) Coucky a trouvé tres louche que je recoive un coup de fil d'une certaine Charlyne un samedi soir. Plutot que de nier que j'étais étrangement attiré par la miss, j'ai saisi l'occasion, avoué et ai même rajouté que je voulais comprendre pourquoi ca se passait. On a tenté de passer la crise. Nous avons été jusqu'a la thérapie de couple alors que je n'avais même pas (encore) volé un baiser à l'autre.

On est loin du PV pour adultère en flagrant délit, tout de même.

Quand aux masques, je n'en porte plus que dans ma vie publique... et quoi qu'il en soit, je préfere me savoir vivant derriere un de ces artifices festifs que pétrifié dans le marbre froid, lisse et éternel d'une morale sans faille, d'une droiture sans souplesse.

Et non, je ne guette pas tes posts derrierre des sacs de sables. Je ne pensais meme pas que tu fréquentais encore cet endroit Monsieur le Ranger. Mais ca fait plaisir.

Et j'acceuille chacun de tes commentaires a coeur ouvert et sans détours. Depuis le temps que tu me manques, je prends tes ironies et tes coups de becs comme autant de marques d'affection. Par ce qu'a ton inverse, meme si il y a PLEIN de choses chez toi que je n'apprécierai jamais, je n'ai pas la faiblesse de globaliser pour jetter le bébé avec la flotte du bain.

Tu vois comme la vie est étrange. Je suis un montre pervers polymorphe qui t'ouvre les bras en souriant a chaque fois que votre sainteté daigne me gratifier d'une petite giffle.

Oui tu te trompes. Mais c'est pas grave. C'est beau. C'est en se trompant qu'on avance.

Trève de plaisanterie. Si on s'envoyait des mails plutot ? Tu dois bien avoir MSN non ? Me parler avec un clavier ne te salira pas trop les doigts tout de meme :)


Écrit par : Jorael | 17/02/2006

Merci... ... pour la leçon... tombre, se relever, recommencer, pardonner...

Écrit par : Nath | 17/02/2006

Sophismes et rethorique Sans déconner, je ne vais pas m ‘amuser à trier dans la macédoine de tes demi vérités et mensonges par omission. Toi et moi savons ce dont tu es capable lorsque certaines situations tournent à ton désavantage. Toi et moi savons comment tu parles de tes amis en leur absence. La moindre des choses si tu veux d’autres nouvelles de moi c’est d’arrêter de jouer les pucelles. Tu me trouves toujours rigide ? Faisons un sondage : j’explique en détail pourquoi j’ai coupé les ponts avec toi et les lecteurs décideront…

Écrit par : Bishop | 20/02/2006

Jugement de Salomon ?
Dis donc, tu devrais te reconvertir dans les Tabloïds :) "Les lecteurs décideront"... Wouaw, ca met en appétit ça... Ca va faire augmenter les tirages, coco :D

(soupir) Plus sérieusement, qu'est ce que tu veux que je dise ?

Tu sais, quitte a te faire grincer des dents, je suis relativement en paix avec mon passé. J'ai fait des bourdes, un peu comme tout le monde, j'ai essayé de réparer ou de m'en excuser, quand j'ai pu. Ni tout noir, ni tout blanc, ni tout gris, je surfe entre mes défauts et mes qualités, comme tous, comme toi. J'ai pu maudire et aimer les mêmes gens en même temps, ca aussi c'est humain.

Si tu penses vraiment que ma réponse ne contient que des demies-vérités, complète-les avec TES demies-vérités à toi. On se retrouvera peut-être au milieu.

Fais ce que tu veux, vieux, si ca t'amuse, si ca te défoule. J'ai jamais censuré les commentaires. Si tu penses que ca va te faire du bien, si tu penses que ca peut servir à quelque chose ou à quelqu'un, vas y, lache toi.

Bien à toi,

L.

Écrit par : Jorael | 20/02/2006

Déja entendu ca quelque part...

I heard it from my friends
About the things you said
I heard it from my friends
About the things you said

But they know me better than that
They know me better than that

They know my weaknesses
I never tried to hide them
They know my weaknesses
I never denied them

I heard it from my friends
About the things you said
I heard it from my friends
About the things you said

How can a view become so twisted
How can a view become so twisted

They know my weaknesses
I never tried to hide them
They know my weaknesses
You tried them

I get so carried away
You brought me down to earth
I thought we had something precious
Now I know what it’s worth

I heard it from my friends
About the things you said
I heard it from my friends
About the things you said

I’ve never felt so disappointed
Never felt so disappointed

They know my weaknesses
I never tried to hide them
They know my weaknesses
Thought that you liked them

They know me better than that

Écrit par : Taratata | 20/02/2006

As you requested... Décidément tu me connais bien mal.Si j'avais besoin de me "défouler" comme tu dis, ça fait longtemps que je l'aurais fait. Je n'attends pas que tu dises quelque chose en particulier. Par contre ce que j'aimerais bien qui te rentre dans la caboche, c'est qu'on ne peut pas tout effacer avec un peu de tchatche et deux ou trois flatteries. Certains actes portent des conséquences qu'il faut assumer, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse. Je me rappelle d'un trajet en voiture pour venir te rejoindre à la calamiteuse course d'orientaion de chronotruc. Il y avait Fred, Remy, une jeune fille dont le nom m'échappe (Caroline?) et moi. Pendant l'heure et demie que nous avons passé dans cette voiture, chacun a eu le temps d'évoquer nombres d'anecdotes te concernant. Nous en avions une en commun: Chacun d'entre nous avait été, à un moment donné profondément décu par toi, pour certains plus d'une fois. Ca n'aurait rien d'excpetionnel en soi, te connaissant, mais le plus étrange est que, si nous t'avions tous pardonné, aucun d'entre nous ne pouvait dire pourquoi. Il semblait que quelque chose en toi faisait que même si à nos yeux tu ne le méritais pas, nous avions tous passé l'éponge. Avec le recul, je pense que c'était te rendre un mauvais service. pourquoi faire des efforts alors que tu sais que quoi que tu fasses , tes amis seront toujours là, comme de braves pommes, à tendre la joue droite en attendant stoïquement la prochaine claque? Ce qui s'est passé par la suite à Machelen en a été une triste confirmation. Ton comportement m'a forcé à faire un choix entre notre amitié et ma conscience, choix que tu as facilité par ton ingratitude et ton hostilité alors qu'on essayait juste de t' aider. Tu as récolté ce que tu as patiemment semé. Deal with it. Enfin, appelle ça rigide si tu veux, mais je ne peux pas avoir de respect pour quelqu'un qui lève la main sur une femme. Et, pour mémoire, tu as déja censuré mes posts, exactement sur le même sujet.

Écrit par : Bishop | 20/02/2006

"vous allez vous aimer les uns les autres bordel de meeeerde ?" Eh Bé ! Et je fais quoi moi, avec ca ?

Que celui qui n'a jamais décu jette la premiere pierre... C'est encore une fois le propre de l'humain de décevoir. Le monde est plein de bagnoles avec plein de gens qui parlent de plein d'autres qui les ont décus, et vice et versa.

Je n'ai jamais demandé a mes amis de faire des efforts pour m'accepter tel que je suis (et encore moins de tendre la joue). Mes amitiés sont motivées par l'envie et le désir, par l'amour surtout. Quand des choses dépassent le seuil de tolérance je n'engage personne a serrer des dents et a rester de meme que je ne le ferai sans doute pas moi meme. L'amitié c'est zéro service apres vente et zéro garanties. Soit tu aimes les gens AVEC leur part sombre, soit tu les rejette en bloc, mais tu ne peux pas faire un shopping pour prendre uniquement ce qui te plait et demander a l'autre, en prime, de changer ce qui ne te convient pas.

Quand a l'insinuation pernicieuse, "leve la main", il n'y a eu NI coup NI blessure, juste un débordement de nerfs de PART et D'AUTRE, dans des circonstances tout a fait exceptionnelles qui ne se sont plus jamais reproduites depuis l'époque. C'est précisément une des raisons qui me laissaient penser que je ne pouvais pas continuer cette histoire avec la Lady en question ; j'ai rarement connu quelqu'un qui puisse réussir a provoquer chez moi ce genre de réaction. Mais bon, apres tout, c'est ta version des faits qui compte, n'est ce pas ? Par ce que tu étais la et que tu as tout vu, bien entendu. Et si tu lui demandais de te raconter l'histoire, encore, a froid cette fois-ci, sans le contexte passionnel dans lequel nous étions a l'époque ? Tu peux l'appeler, elle est revenue du Kenya ce week-end.

Si j'étais vraiment le monstre que tu décris, crois tu qu'elle m'inviterai encore a passer prendre le thé ? Ou est ce encore une des conséquences de ma formidable capacité à laver les esprits ? Présence et manipulation a 5 ?

De même, il y a des amis qui partent, qui restent, qui évoluent. Des couples se font et se défont. Des relations se tendent ou se détendent. Tu m'as décu, je t'ai décu. Tu en a décu beaucoup d'autres et moi pareil. Je suis conscient de ce que mes amis ou les autres peuvent dire de moi dans mon dos. Encore une fois, c'est la nature humaine et je crois que personne n'est exempt de ce genre de commentaires. Nous sommes tous a la fois médisants et victimes de médisances. J'en connais des paquets qui se se privent pas sur ton compte comme sur le compte des autres, et sur le mien, bien sur, dès que j'ai le dos tourné. (et je suis certain qu'en plus ce sont les mêmes). So fucking what ? Hellooooo, Mac Fly, wake up, this is reality !

Fais bien joujou dans mon caca, moi je le connais, tout ce que tu risques c'est d'avoir les mains dans la merde et de t'éclabousser un peu. Et malgré tout, tu vois, je te garde mon affection, en dépit de "Ca" comme du reste, en dépit de cette agression en bonne et due forme, des trahisons, des coups bas, des ragots qui ont émaillé toutes nos histoires. Je ne vais pas pour ma part jetter en pature a des lecteurs qui (a mon humble avis) s'en contre calent tout ce que je pense de toi, tout ce que je pourrais avoir a te repprocher a mon tour. Je pourrais en faire trois tonnes. Abstention. Aucun intérêt. Je SAIS par avance que tu refuseras catégoriquement de tourner ce regard si affuté, si plein de justice, si superbe sur ta propre existance et je ne te le demande pas. Sois en Paix, je suis en Paix. Je t'accepte tel que tu es, tu es incapable de faire de même, tant pis.

Defend tes ponts coupés autant de temps que tu voudras contre ma main tendue, remets m'en encore une couche au passage, tiens, viens encore vendre mes poubelles sur la place du marché, crache encore, vas y, et que ca shlingue bien, que ce soit bien sordide ! Ca m'empechera pas de t'aimer, ducon.

Et t'auras droit a un coup de fil ou un SMS, une ou deux fois par an, pour te demander qu'on se reparle. Bon, tu préfères les lavages de linge sale en public. C'est ton petit coté "Show". Une scène mise en scène. L'appel des planches.

On peut faire encore mieux si tu veux ! je t'offre une tribune libre au lieu d'un obscur commentaire ! Ponds moi un beau réquisitoire (oups pardon) Texte et je le publie en post général ? Mieux, j'ai quelques copains journalistes a la DH, toujours en manque de chiens écrasés... On pourrait leur faire parvenir quelque chose, non ?

Quoi qu'il en soit, tu ne me changeras pas, tu ne changeras pas toi meme, on est comme on est. Tu t'inscris dans le refus et moi dans l'acceptation. Chacun son truc. Nous évoluons tous, par nous même. Depuis maintenant 3 ans tu me joues la vierge guerrierre effarouchée. Tu ne sais pas ce que je suis devenu, ce que j'ai traversé. Tu sais ce qu'en dit "la presse", certes. Mais on est loin du compte. (Et merci au passage pour tes SMS sobres et sincères a chaque fois que j'ai transité par l'hoptial.)

Ah oui, une derniere chose quand a mon "ingratitude quand tu essayais juste de m'aider"... Tu ne m'as pas aidé. Tu as cru le faire, bien sur, mais a aucun moment tu n'as jamais fait preuve de la moindre compréhension. Comme aujourd'hui tu étais accusateur, moralisateur, tu visais uniquement a me foutre le nez dans la merde et a aucun moment tu n'as cherché a comprendre ce que JE vivais, ce que JE désirais. J'en ai eu assez d'etre catalogué "bad boy" au pays des saints. "Jeminy Criquet", tu le méritais, "vautour de mon couple malade" c'était un peu lourd, mais finalement, un peu vrai aussi... Je ne t'en fais pas grief, tu ne pouvais pas faire autrement. C'est ton coté Saint Bernard, de moins en moins bernard d'ailleurs. Coucky était la gentille, moi le méchant, c'était bien carré, bien simple et sans appel, n'est ce pas ?

J'avais déja vécu ca, 6 ans plus tot, avec toi justement, dans le joli role du meilleur pote qui va vider des sacs qui ne lui appartiennent pas, dont il est théoriquement le dépositaire confiant et discret. Encore une fois, aucun grief, je sais pourquoi tu l'as fait, l'intention était louable meme si je persiste a penser que tu n'aurais pas du, non pas pour moi mais pour elle. J'ai vécu par la suite les longues séances de repproche au téléphone et puis ton silence de quatre années. Tu vois ? Toi aussi tu aurais pu apprendre ta leçon, monsieur tout propre. N'oublies jamais l'influence de l'observant sur l'observé.

Bon allez, c'était copieux, c'était sympa, je me suis bien amusé.

Pour conclure, j'ajoute que j'assume tout ce que j'ai fait ou dit, comme j'assume tout ce que je me suis abstenu de faire ou de dire. Je ne suis pas fier de tout, certes, mais ce genre de privilège doit etre réservé a des gens qui me fileraient un cancer du colon rien qu'a les fréquenter. Rien de plus triste que les gens irréprochables, pas vrai ?

Quand au flatteries et a la tchatche, je ne comprends pas. Je ne t'ai pas fait "d'opération séduction", je persiste a t'aimer, envers et contre tout, a apprécier plein de choses chez toi, même de tres loin, quoi que tu en penses. Tu fais ce que tu veux avec, c'est cadeau, sans obligation d'achat.

Le bonjour a la famille et a mon fan club :)

Bien à toi,

L.


Écrit par : Jorael | 20/02/2006

Si ca se trouve C'est juste un coup d'auto-promo vot bazar.
De toute façon, vrai ou faux, ce truc, c'es moche et ca ne regarde que vous.

Écrit par : De passage | 20/02/2006

Pur point de procédure Peut on vraiment mentir par omission ? Si il y a omission, comment peut-il y avoir mensonge ? Et puis il y a toujours une nuance entre la petite et la grosse omission, non ?

Écrit par : samchiffonne | 20/02/2006

Mais c'est qu'il vous mordrait... L'attaque est la meilleure défense pas vrai? Et comme d'Hab il faut que tu en fasses des tonnes...
Je te signale que tout ça a commencé par un petit post de rien du tout, certes cinglant mais qui ne portait à aucune conséquence. Et comme d'hab il a fallu que tu enfiles la cape du héros tragique poursuivi par un destin injuste et un ex-ami revanchard. Si tu n'avais pas feint une fois encore l'incompréhension voire l'ignorance quant aux raisons pour lesquelles j'en suis arrivé à t'envoyer péter, je n'aurais pas été obligé de développer.
De même si tu n'avais pas persisté à dépeindre comme "creuse" , "futile" et "rigide" mon attitude, je n'aurais pas eu à la justifier de cette façon. Tu m'as bien mis au défi de balancer la couille dans le paté,non?Et quant à jouer "dans ton caca" comme tu dis, je m'en serais bien passé, mais à l'époque tu ne te privais pas pour en faire la livraison à domicile, tous les jours. Alors quand je te lis dépeindre la période en question de façon hystrionnesque voire révisionniste, ça me gonfle. Et quant au fait d'appréhender les gens avec leur coté sombre, encore faut-il que ce soit marqué sur l'emballage. Si tu n'avais pas autant de masques pour plaire je n'aurais pas mis autant de temps à me rendre comte de ce qu'il y avait au fond, et crois-moi ça nous aurait évité des emmerdes à tous les 2. De plus c'est toi qui a choisi de t'exprimer en public sur tous ces sujets, faut pas venir pleurer si quelqu'un a une autre vision des faits. La liberté d'expression c'est pour tout le monde.Alors puiqu'ici ton discours n'a d'autres alternatives que railleries ou piquage de crise, je fais (encore) un effort: l'adresse de messagerie qui accompagne ce post est valable. Tu veux qu'on discute? Très bien. Mais cette fois sans langue de bois, sans périphrase vaseuse permettant de sauver ton costume blanc face au public. Et quant à mes SMS, le fait que je m'inquiète de ta santé n'a rien à voir avec le fait que ça m'énerve de te voir débiter certaines conneries. Si tu ne comprends pas ça je ne peux rien pour toi

Écrit par : Bishop | 20/02/2006

Un procès , ça te dit? Si tu éprouves un plaisir pervers à te répendre aux vues de tous, t'arrives-t'il 5 minutes de penser aux personnes que tu cites et dont tu parles? Tu mériterais un bon procès et d'abord un bon pain dans la gueule. Parler de soi pourquoi pas mais arrêtes de te servir des gens que tu as connu comme s'ils étaient des alibi, des victimes, des bourreaux, des imbéciles! Je crois qu'ils méritent tous bien mieux. Si ça tu ne le comprends pas c'est que peut-être tu n'as pas beaucoup de sympathie sincère pour toi.

Écrit par : Gwendoline | 20/02/2006

fuite et fin ? Bishop : Je ne te demandais pas d'autre efforts que de me filer une adresse... Je t'ai proposé la discution "off the records" dès mon deuxième reply. Je te remercie et a l'heure qu'il est tu as du trouver un petit coucou de ma part sur ton mail. A vite, j'espere.

Gwendoline : C'est moi qui n'ai pas "beaucoup de sympathie sincère pour moi" ? Je ne suis pas sur de suivre. However, merci également d'avoir indiqué ton mail, je t'y réponds.

Bon allez, on ferme cette série de commentaires ;)


Écrit par : Jorael | 21/02/2006

Beurk et dire qu'il y en a qui essayent de survivre, d'autres qui crèvent, pendant tous ces débats narcissiques d'enfants gâtés!!!
Les uns comme les autres vous m'écoeurez de vanité.
N'avez vous vraiment rien d'autre à faire que de contempler en verbiant vos nombrils sans joie, contents de trouver chez l'autre la croûte de lait où la vilaine petite crasse qui y sécherait peut-être encore ?

Écrit par : vioc | 21/02/2006

Vioc
Même si je suis à l'origine de ton dégout, l'enfant gaté que je suis aime tes images et tes tournures de phrases.

Bien à toi,

L.

Écrit par : Jorael | 21/02/2006

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