14/11/2007

Pêtage de plombs

 

Une sonnerie me réveille. Pas la même que d'habitude. Il fait clair. Déja. C'est louche. Quelle heure est-il ? Ecran du réveil n°1 : noir. Ecran du réveil n°2 : idem. Mon GSM cesse de sonner. Messagerie vocale. je ramasse ma montre sur la table de nuit. 10h15. Merde. Je ne panique pas. Je peste juste contre moi-même, comme d'habitude. Mes premiers mots le matin sont souvent des injures à mon encontre. Le petit radiateur d'appoint, au pied du lit, semble éteint. Plus d'électricité. Je me demande si mes copains d'Electrabel auraient eu la bonne idée de me coller un limitateur. Bref regard intérieur paniqué vers cette zone d'ombre, au coeur de ma culpabilité sourde et permanente ; Les factures impayées, les amendes, les tracas fiscaux, les documents administratifs oubliés, toutes ces casseroles, ces poisons du quotidien, toutes mes négligences, dont la plus grave, médicale, me glace le sang a vouloir m'enfouir encore plus profond ma grosse tête d'autruche dans un trou douillet, capitonné, bien à l'abri de la trouille...

Je me leve. Agir. Sortir de la brume. Arreter de penser a tout ce que je devrais faire, pour continuer d'oublier en revenant au présent externe ; Plus d'électricité. Depuis quand. Je descends dans la cuisine silencieuse. Le lave linge s'est arreté au tiers de son programme. Soit une heure apres etre monté me coucher. Minuit. A moins que Sibelgaz ait entrainé des commandos spécialisés dans les interventions de nuit chez les plus mauvais payeurs, il doit seulement s'agir d'un bon vieux sautage de fusible, lave linge + chauffage électrique. Un classique.

Niveau réfrigirateur, par contre, c'est la cata. Des choses informes, hors d'age, semblent vouloir reprendre vie apres leur hibernation forcée. Artistiquement c'est intéressant. Du pop-art mou gluant. Mais ca fouette. Une grande poubelle et au revoir la décadence.

Impossible de passer la porte de la cave ; les ritals du resto d'en bas ont laissé les clés a l'intérieur des serrures. Attendre qu'ils arrivent.

En attendant, a l'ancienne, dans un silence monacal, touver une chemise la moins froisée possible, se laver a l'eau froide, se raser au mécanique, faire son café avec une caserolle d'eau posée sur le gaz.

Voila sans doute le climax de ma journée. Ah oui, j'ai aussi déjeuné avec mes cousins. Mais bon. J'arrete ici de peur que vous soyez déja hors d'haleine et incapable de suivre le tempo trépidant et des rebondissement incessants de ma vie plate a l'infini.

A suivre.... Tataaaaaam....

19:18 Écrit par Jorael dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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